jeudi 11 novembre 2010

New York I love U - 2/3

Samedi, 8h45 : lever quelque part dans l'Upper West Side, après une nuit entrecoupée d'échanges "Do you think it's a rat ?", "Is there actually a rat in the pipes ?", "Marine, remind of not coming back to this hostel when we get back to New-York !", etc. Première bonne surprise du matin, le truc qui vous donne envie de petit-déjeuner : nos coturnes chinois ont visiblement (comme ma coloc' à DC, ndlr) la manie dégueulasse de cracher dans le lavabo... et de ne pas nettoyer derrière eux ! Je suis désolée, vous allez crier au racisme, mais c'est comme ça ; chaque fois que j'en rencontre de nouveaux, ils me confortent dans mes opinions... Pas d'bol !
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Voici la seule photo que j'ai faite de notre quartier, dans l'Upper East Side : une jolie synagogue dans la rue de notre auberge.
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Bref, après un petit-déj' rapide sur le roof-top de l'auberge, Flavia, Marie, Marine et moi nous remettons en route. Objectif ce matin : parcourir un bout de Central Park. Je dis bien un bout, puisque moi aussi, en voyant ce "petit" rectangle vert sur la carte de Manhattan, avant d'arriver à NYC, j'étais plus ou moins partie du principe que ce "p'tit square", on allait, je n'en doutais pas, le traverser en long, en large et en travers, au cours de notre week-end ici. Bien mal m'en a pris !!! C'est immmmmmmmmmmmense !!! 5km du nord au sud sur 1km d'est en ouest, soit 344 hectares au total, soit 75 000 arbres (si l'on en croit Le Petit Futé) !
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De g. à d., Flavia, moi et Marie.
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On a donc attaqué Central Park par l'ouest (normal vu notre quartier...) et on est descendu vers le sud. C'était tout simplement superbe ! L'impression d'être à des années-lumière du brouhaha du reste de la ville. L'impression d'être en forêt par endroits. L'impression d'être à Genève presque, quand on est au bord du Lac et qu'on contemple le jet d'eau. L'impression d'être dans une vieille pub pour les teintures rousses Schwarzkopf. Seule les pointes des grattes-ciels qui percent les arbres à certains moments rappellent qu'on est toujours à NYC.
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Bon, je vais me calmer sur les photos, mais c'est juste qu'elles sont toutes tellement belles, j'arrivais pas à choisir lesquelles mettre.
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On s'est donc promené sur un chemin de terre le long du Jacqueline Kennedy Onassis Reservoir (je vous jure que je ne le fais pas exprès !) pendant un bon bout de temps. Et puis on a repris des artères bitumées, l'histoire de presser un peu le pas et de pouvoir marcher les unes à côté des autres sans gêner les coureurs. Les coureurs, parlons-en ! Certains coins du parc étaient en plein aménagement - barrières, banderoles, etc. - du fait du Marathon de New-York qui avait lieu dimanche.
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Bref, après avoir contourné une bonne douzaine de calèches tartignoles comme dans les films, nous ressortons finalement par les grilles sud du parc. Et nous nous élançons, Marine, Flavia et moi, direction 6th Avenue, à proximité de laquelle se trouve notre deuxième étape de la journée.
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On parcourt 5 ou 6 blocks et on arrive finalement ici :
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Le MoMa ! Plus explicitement, le Museum of Modern Art. Un magnifique building très moderne, de 6 étages, doté d'un immense atrium au plafond très très haut et entièrement consacré à l'art du 20ème siècle. Des enfilades de galeries, ni trop grandes, ni trop petites. Du monde, mais raisonnablement. Des pans de murs blancs, des tableaux, des sculptures, des baies vitrées dévoilant l'environnement du musée... Pas loin de 3h passées dedans. Un vrai régal !
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Vue sur le jardin du musée, en même temps que sur l'enchevêtrement avoisinant de grattes-ciel de tous styles et de tous âges...
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Comme à mon habitude, petit tour en images des tableaux qui m'ont bien plu.
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Robert Delaunay, "Simultaneous Contrasts : Sun & Moon", 1913
(Papa, avant d'hurler à "la me*** contemporaine"*, observe et reconnais qu'au moins, il y a de jolies couleurs... Zut ! C'est vrai que t'es daltonien ; bah dans ce cas, je peux plus rien pour toi !)
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Georges Seurat, "Soir, Honfleur", 1886
(Bon, ça c'est une spéciale dédicace à ma belette normande, pour lui rappeler son chez-elle, et puis aussi à ma Lucile, pour la convaincre d'aimer Seurat, même si elle n'aime pas "Le dimanche après-midi à la Grande Jatte" ! Mais bon : les couleurs de la photo piquée sur Internet sont moins chouettes qu'en vrai, comme toujours...)
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Edvard Munch, "The Storm", 1893
(Là encore, ce qui m'a plu dans l'original, c'est la lumière intense aux fenêtres contrastant avec les couleurs très sombres et ternes du reste du tableau, mais là, avec l'image Internet, le rendu est pas tip-top ! En même temps, vous n'avez qu'à venir à NYC, vous en jugerez mieux !)
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Gustav Klimt, "Hope II", 1907-1908
(Bon, c'est pareil, le doré selon Klimt ça ne rend bien qu'en vrai ! On n'a pas encore inventé d'appareil-photo qui sache rendre ça !)
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Frantisek Kupka, "Madame Kupka en verticales", 1910-1911
(Troublant visage qui n'apparaît pas tout de suite quand on pénètre dans cette salle du MoMa et qu'on ne voir que des formes géométriques dans la juxtaposition de Delaunay, Kupka et Kandinsky...)
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Claude Monet, "Agaranthus", 1918-1926
(On comprend pourquoi Monet a mis 8 ans à peindre celui-là ! C'est un chef d'oeuvre de couleurs ! C'est mon Monet préféré désormais... Tant pis pour les nymphéas et autres ponts japonais de Giverny !)
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Amedeo Modigliani, "Anna Zborowska", 1917
(Féline...)
' Frida Kahlo, "Fuang-Chang and I", 1937
(Frida toujours, qui ne se valorise jamais...)
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Henri Matisse, "La fenêtre bleue", 1913
(Je ne suis pas une grande fan de Matisse en général, mais le bleu de celui-ci étant vraiment très très beau... Lucile, Nina, je suis à 2 doigts de vous ressortir des con*****s sur le bleu Klein !)
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Simon Hantaï, "Untitled - Suite "Blancs", détail agrandi, 1973
(Serait-il possible que je me sensibilise à l'art abstrait au fil du temps ?... Bon, lentement, faut pas pousser : on a rigolé un bon moment sur des m***** contemporaines avec Marine... Mais devant ce tableau hongrois, fait de toile pliée dans tous les sens, peinte, puis redépliée, je ne sais pas pourquoi, j'étais en admiration. La vraie toile est très grande, multicolore, mais très harmonieuse. J'ai BEAUCOUP aimé !)
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The end pour le MoMa. Bon, un dernier clin d'oeil à Lucile... J'ai pas pu m'en empêcher, j'ai noté le nom sur le coin de mon plan du musée... Tu me diras des nouvelles de "The Voice", par Barnett Newman. Perso, j'ai A-DO-RE !!! (Just kidding !...) J'ai DE-TES-TE, et je ne sais pas comment une bouse pareille mérite sa place dans un aussi beau musée !
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Bref, après un déjeuner rapide toutes les trois dans un bar à pâtes (très fashion le concept des bars à pâtes...), direction la 3ème étape de la journée ! On passe sur 7th Avenue, on descend vers le sud, et on arrive finalement... à Time Square ! Indescriptible, dément... Tant de lumières, tant de panneaux défilants, tant de pubs... Tout est en mouvement, si bien que d'une seconde à l'autre, le paysage n'est déjà plus le même ! Petit aperçu...
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De vieux immeubles complètement "hors sujet" dans cet bulle de haute-technologie, de numérique et de techniques digitales (et non pas "génitales" !)
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Entre autres observations originales, la chaîne américaine de vêtements "Forever 21" filme les gens sur la place et retransmet l'image en simultané sur cet écran géant. Saurez-vous nous trouver ? Indices : nous sommes trois et Flavia porte une grosse écharpe blanche mais sans l'avoir enroulée autour de son cou.
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Time Square est aussi l'endroit où l'on peut acheter des tickets pour voir un musical à Broadway le soir. Les classiques tournent en boucle depuis des décennies : West Side Story, Mamma Mia !, Chicago, Femmes au bord de la crise de nerfs, Oklahoma, etc.
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Mais Time Square, malgré son côté léger, décalé, superficiel, c'est aussi un lieu politisé. Grande affiche encourageant l'implication personnelle au sein d'un think-tank via le recyclage de la venue très critiquée d'Ahmadinejad aux Etats-Unis il y a quelques années. Baraque de l'armée posée en plein milieu de la place pour recruter les jeunes Américains désoeuvrés ; "Engagez-vous, rengagez-vous, qu'ils disaient...!"
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Et puis sur les bons conseils de Flavia encore, nous voilà entrées dans le M&M's Store toujours sur Time Square. Complètement fou ! C'est "Charlie et la Chocolaterie", le côté vieillot en moins, le côté commercial en plus ! Des alignements de colonnes en plexi transparent remplies de M&M's et leurs dérivés jusqu'au plafond, dans toutes les couleurs de l'arc-en-ciel. Je ne suis pas fan des M&M's à la base alors ça va... Juliette et Maud, vous vous auriez adoré ! Mais j'ai quand même découvert quelque chose de nettement plus alléchant : aux Etats-Unis (p'têt que c'est aussi le cas en France d'ailleurs, je ne sais pas...), les Smarties sont une forme de M&M's. Ni une, ni deux, me voilà avec un petit sachet plastique contenant $3 de Smarties... Miam !!! Ca fait office de dessert ! (Et oui, Maman, je rentre toujours dans mes jeans...!)
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4ème étape de la journée : je tanne Marine pour le voir depuis le début... Depuis que je l'ai vu sous toutes les coutures dans les photos de Stieglitz, j'en rêve... Direction le Flatiron District, pour voir... le Flatiron ! Cet immeuble à la forme d'un fer à repasser, oblongue et triangulaire, se dresse à l'angle de Broadway et 5th Avenue ! Du haut de ses 20 étages (soit 87m de haut "à peine"), il fut pendant quelques années l'immeuble le plus haut de New-York. Construit en 1902, il l'un des rares grattes-ciel "originaux" encore debout à Manhattan.
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En tournant le dos au Flatiron, on a cet aperçu de l'Empire State Building. J'en profite donc pour vous en glisser une petite photo. Excusez le temps pourri ; c'est pas de ma faute... Je vous en parlerai plus longuement le jour où je monterai tout en haut, ce qui devrait se produire en décembre si tout se passe bien... Sachez juste que depuis l'effondrement des Twins, il est à nouveau le plus haut gratte-ciel de NYC.
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Mais il est 17h : le "soleil" (?) commence déjà à décliner... Si l'on veut s'en tenir à notre projet suivant, il est temps de s'engouffrer dans le métro, direction l'autre rive de l'East River !
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Sorties du métro à Brooklyn, nous nous dépêchons de nous rapprocher de la rive. Notre 5ème étape de la journée consiste en effet à assister au coucher du soleil sur Manhattan depuis Brooklyn Bridge.
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Symbole de NYC, ce pont a été construit en 16 ans et a été achevé officiellement en 1883. Long de près de 2km, il fut (comme le Flatiron) le plus long pont suspendu au monde pendant un temps. Cette passerelle, pourtant en pierre et assez large pour permettre le passage de 6 voies de voitures ainsi que de piétons et vélos, garde malgré tout un côté très aérien : c'est une véritable cathédrale de filins en acier ! Bon, j'arrête de jouer les Ted Mosby : place aux impressions !
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Nous retrouvons sur le pont Marie et Pierre (un autre Pipo qui a la chance d'être en stage dans un cabinet d'avocats à Manhattan) et avec eux, nous commençons donc la traversée. C'est magique ! Malgré le ciel gris que l'on a eu toute la journée, le crépuscule nous gratifie de nuances allant du jaune-orange au bleu nuit, en passant par le rose-violacé. Les images parlent d'elles-mêmes ! NB : aucune retouche ! 100% naturelles !
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Tout ça, c'est ce qu'on voit quand on a Brooklyn dans le dos, et qu'on se penche du côté gauche du pont. La pointe sud de Manhattan donc, la statue de la Liberté, Ellis Island...
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Bon et puis ça, c'est ce qu'on voit du côté droit : le Pont de Manhattan, construit pour désengorger le traffic du pont de Brooklyn et faire passer les véhicules plus lourds, le métro, entre autres. Vous noterez aussi l'Empire State Building encore : la grande flèche juste à droite du filin vertical.
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Après 30-45min passées sur le pont et maintenant qu'il fait nuit, nous reposons donc les pieds sur le plancher des vaches, à Manhattan. Frigorifiées, Pierre qui s'est déjà bien approprié la ville depuis son arrivée, nous propose d'aller boire quelque chose de chaud du côté de Union Square, dans le quartier de Gramercy. Avec plaisir !
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Union Square se révèle sans grand intérêt, le noir n'aidant pas à distinguer grand-chose... La chasse aux boots reprend brièvement, pour Flavia et Marie cette fois. Et puis on s'échoue finalement comme des baleines dans un café bidon où un thé Lipton basique coûte $5, NYC oblige...!
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Désireux de revoir Time Square by night, nous nous remettons vite en route. Nous sommes au niveau de la 15th Street ; Time Square est au niveau de la 43th Street. Mes jambes sont à l'agonie... Les tendons derrière mes genoux ne vont pas tarder à céder, je le sens. Je grelotte... Mais on le fait !!! On remonte 30 blocks A PIED !
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Encore plus frappant de nuit que de jour ! Les lumières artificielles, scintillantes, clignotantes, filantes, sont presque éblouissantes ! Mes yeux ne savent plus ou donner de la tête...
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Les écrans oranges à gauche m'interpellent : "Pour plus d'un million de New-Yorkers, la faim est une réalité." Le message est passé. Mais paradoxalement, il est passé sur une place qui doit bien consommer à elle-seule l'électricité et l'énergie de l'Erythrée et l'Ethiopie réunies... Pas forcément cohérent...
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De d. à g. : Marie, Pierre, Flavia et moi.
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Bon et puis cette dernière-là, je la mets pour montrer à Nina qu'on a pensé à elle, même si elle n'a pas fait le déplacement depuis Montréal pour venir passer le week-end avec nous... Look on the right babe ! (joke)
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Affamés, on se rue dans le premier fast-food venu, qui se trouve être une pizzeria. On engloutit une part de margarita en quelques minutes à peine et on se dépêche de quitter ce tumulte... On reprend le métro, direction l'auberge, pour SE LAVER, SE POSER, SE RECHAUFFER (deeeeees mots, qui font rêêêêêêêêêver !).
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Et la soirée s'achève sur une soirée dansante dans un bar, nous les quatre filles + un Espagnol et un Anglais qui sont des étudiants internationaux en échange à GW et qui habitent dans notre dorm et qui étaient aussi à NYC ce week-end.
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Retour à l'auberge tard dans la nuit. J'en ai plein les jambes et les yeux, mais je suis encore une fois ravie par ce 2ème jour à NYC ! J'ai acheté des boules quiès en silicone au cas où ce maudit rat referait surface pendant la nuit... L'un des Chinois a décampé. Et puis, la Providence nous gratifie d'un ultime don du Ciel : changement d'heure aux Etats-Unis cette nuit-là... ce qui signifie qu'on va pouvoir dormir une heure de plus !

mardi 9 novembre 2010

New York I love U - 1/3

Vendredi, 7h15 : Départ en bus de Chinatown à DC pour Marine, Flavia et moi. Direction => NYC pour 3 jours. Etat d'esprit : mélange de grosse fatigue et d'excitation.
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11h : Je me réveille, sans doute inconsciemment à cause de la skyline de NYC qu'on aperçoit désormais par la fenêtre... Etat d'esprit : pourquoi Manhattan a l'air d'une si petite île sur une carte alors qu'en vrai, il me semble observer un alignement de grattes-ciels sur des km ?... On passe dans un tunnel sous l'Hudson, et on ré-émerge en pleine jungle urbaine. Des grattes-ciels partout partout partout... Mais contrairement à Dubai, pas que du verre et de l'acier : de la pierre, de la brique, des vieux, des beaux, des moches...
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11h15 : Arrivée du bus à Penn Station. On ne perd pas de temps ; on s'engouffre dans la bouche de métro la plus proche. Direction : l'Upper West Side (à l'ouest de Central Park), où se trouve notre auberge et où l'on doit retrouver Marie, une amie de Pipo venue de Montréal.

12h30 : Découverte de ladite auberge de jeunesse qui, à première vue, ne détrône pas Padoue et Barcelone aux deux dernières places de mon classement personnel (pas de moucherons collés sur les murs dans la douche ; pas de cafards sur les oreillers). Bonne nouvelle donc ! Autre bonne nouvelle : nous sommes à très exactement 1 minute à pied d'une bouche de métro (96th St sur la rouge)... Maintenant que je réalise le gigantisme de NYC, ceci apparaît comme un élément capital ! Le temps de poser les valises, de faire le check-in, de cueillir Marie que je n'ai pas vue depuis mon voyage à Prague avec elle cet été, et c'est reparti !...

1ère étape : MANGER ! Flavia connaissant déjà très bien NYC, elle tient absolument à nous emmener dans un quartier qu'elle aime beaucoup : Chelsea ! C'est parti donc ! Suivez le guide !

Chelsea se trouve à l'ouest de Manhattan, le long de l'Hudson River. Plein de théâtres, de bars, de restaurants et de magasins, Chelsea respire paraît-il le dynamisme (malheureusement, le temps de m**** à notre arrivée n'incite pas tellement les gens à traîner dans la rue... Pluie + froid = pas un chat dehors). Vieux quartier d'entrepôts, il est aujourd'hui en pleine réhabilitation / restructuration et devient l'endroit branchouille affectionné de la communauté gay de NYC.

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Pour ce déjeuner tardif, Flavia nous fait entrer dans ces anciennes halles en briques reconverties en marché couvert, le Chelsea Market. A l'intérieur, une multitude de petits restos / snacks / boulangeries tous plus apétissants les uns que les autres, où viennent déjeuner des touristes, mais aussi les hommes d'affaires et les businesswomen qui bossent dans le quartier. Après avoir bien regardé les étals et les prix, j'opte avec Flavia pour un sandwich mozza/légumes du soleil. C'est délicieux ! C'est la première fois depuis mon arrivée aux Etats-Unis que je mange de la VRAIE mozzarella italienne, qui a du goût et qui ne ressemble pas à du plastique, ainsi que de bons légumes dignes du marché d'Aix.
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En dessert, Flavia nous traîne (plus exactement, on se laisse volontiers faire...) chez Fat Witch qui est, selon je ne sais combien de guides et de journaux, LE meilleur fabriquant de brownies à NYC ! Bon, je ne sais pas si c'est le meilleur que j'ai jamais mangé (Popi, il n'a pas détrôné celui que tu avais acheté un jour sur l'île Saint-Louis dans une petite boulangerie...)... mais c'est certain qu'il n'est pas mauvais !
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Pour ceux/celles qui ne les connaîtraient pas encore : de g. à d., Flavia, Marie, Marine.
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Maintenant qu'on a la panse bien remplie, la visite peut continuer/commencer. Flavia continue de nous faire partager sa passion pour Chelsea en nous faisant prendre un ascenseur dans une rue qui nous hisse sur la highline, ces anciennes voies ferrées désaffectées en hauteur, qui ont été ré-aménagées en une promenade aérienne le long de l'Hudson. C'est superbe et rudement bien fait ! D'une part, la réutilisation des rails pour supporter des transats roulants en bois est ingénieuse. D'autre part, le côté "en hauteur" de la highline nous offre une vue dégagée sur pas mal de rues et sur Hoboken, de l'autre côté de l'Hudson. Jugez plutôt !...
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Redescendues sur la terre ferme, nous décidons de nous diriger vers la pointe sud de Manhattan, via la promenade au bord de l'Hudson. On longe ainsi la fin de Chelsea, West Village et enfin, Tribeca.
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A un moment donné, je m'avance à l'extrémité d'un dock pour avoir un peu de recul sur la pointe de Manhattan que nous visons. Ca donne ça...
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Sur ce même dock, dans un éclair de génie, Marine a pensé à prendre en photo la statue de la Liberté qu'on voit dans une lunette. Malgré le copyright, je me permets de lui piquer la photo en question, que je trouve assez chouette...
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Le temps a beau être moche, il règne une lumière étrange qui rend le panorama presque surréaliste...
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2ème étape : la visite du Financial District donc. Promenade au milieu des buildings gigantesques. Tête renversée en permanence à se donner la migraine. Visions étranges de vieilles églises esquichées ("serrées" pour les non-Provençaux) au milieu de grands édifices comportant des dizaines d'étages. Là encore, je vous laisse juger par vous-mêmes...
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Coup de coeur pour celui-ci, assez vieux j'imagine...
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Finalement, c'est presque par hasard qu'on arrive le long de grillages entourant un vaste terrain vague dont on apprend qu'il s'agit de Ground Zero. Un brouhaha de grues et de marteaux-piqueurs. De la terre retournée. Des casques de chantiers.
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Un cop charitable nous explique comment faire pour avoir une vue plus globale des dégâts causés par le 11 septembre 2001 : pénétrer dans le World Financial Center, grimper à l'étage et se caler derrière les baies vitrées. Pour le coup, l'édifice en question ressemble beaucoup au DIFC Maman. C'est très beau !
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Voilà ce qu'on observe de derrière les vitres :
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L'énorme trou laissé par le rasage des Twin Towers... Manhattan qui m'impressionne par la densité de son architecture depuis mon arrivée apparaît soudainement comme béante. Le sentiment que j'avais qu'aucun cm² n'était perdu sur cette île n'est plus valable... Ca fait bizarre : de réaliser la surface que devaient représenter les tours jumelles, de réaliser que vu qu'elles étaient plus hautes que celles qui restent debout tout autour du terrain vague, elles devaient être sacrément pleines au moment des attentats... Ca fait froid dans le dos...
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Ressorties du WFC, nous continuons d'errer dans le Financial District, en direction de l'est cette fois... Au gré de nos déambulations, nous arrivons par un petit escalier un peu dissimulé dans le cimetière de Trinity Church, une petite église new-yorkaise assez vieille d'après ce que j'ai compris, puisqu'elle renferme quelques tombes du 18th siècle.
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Encore une fois, la juxtaposition d'arbres, de pierres tombales effacées et émoussées, au pied de flèches de verre et d'acier est étrange, inédite.
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La promenade continue : nous traversons Wall Street. Finalement, elle s'avère être une rue du Financial District comme les autres. Nous passons devant le New York Stock Exchange, la Bourse, abritée par un bâtiment néoclassique flanqué de colonnes pseudo-antiques as usual. Nous voyons aussi l'Euronext, plus moderne pour le coup, architecturalement parlant.
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Et nous nous engageons sur Broadway, dont Marine (qui connaissait aussi déjà NYC by the way) m'apprend qu'elle est en fait une très très longue avenue coupant obliquement le quadrillage régulier autrement formé par les rues de Manhattan. A cette hauteur-là, pas encore de musicals, mais déjà, des boutiques à gogo et des trottoirs noirs de monde...
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Marie et Flavia nous quittent au bout d'un petit moment, pour cause de jambes douloureuses, suite aux centaines de calories que nous venons vraisemblablement de brûler. Marine et moi entreprenons alors de remonter 7th Avenue, aussi appelé Fashion Avenue sur une certaine portion, en raison du nombre de magasins qui s'y trouvent.
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Pas loin de Madison Square Garden se trouve Macy's, "le plus grand magasin au monde" comme l'indiquent d'immenses lettres sur la façade. Equivalent des Galeries Lafayette dans les prix et dans l'esprit, je dois reconnaître que malgré mon amour naissant pour NYC, c'est un peu moins joli à l'intérieur. Seul truc historico-rigolo : à partir du 3ème étage, les escalators sont d'origine... c'est-à-dire en bois !!! Je n'avais jamais vu ça, c'est amusant...
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[Bon, là, JE ME DOIS de faire une parenthèse "luciolesque" pour vous informer du fait que j'ai trouvé les bottes de ma vie, trop trop jolies, avec lesquelles je veux être enterrée ! En cuir d'un beau marron (vraiment très très beau le marron !), d'une forme très Jacky Kennedy si j'en crois Marine (merci Thomas et Mathilde, je crois que ce surnom survivra à la 3A !), plates mais ultra-élégantes, qui vont parfaitement avec du noir comme du jean, une jupe comme un jean, JE LES ZAIMEUH !!! Fin de la parenthèse !]
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20h : épuisées par tant de marche, de piétinement, de lumières nocturnes, de monde, il est temps pour Marine et moi de rentrer à l'auberge se doucher et s'asseoir un moment avant de ressortir dîner.
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21h30 : Marie, Marine et moi nous asseyons enfin à la table d'un tout petit resto thaï (Tue) mignon comme tout dans Greenwich Village. Régal de tofu/riz/légumes au curry.
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22h30 : A une rue de là, soulagée par le fait que mes deux acolytes ont réussi à tromper la vigilance du videur avec leurs photocopies truquées de passeports indiquant qu'elles ont bien 21 ans, j'entre dans un bar à blues (Terra Blues). Musique exceptionnelle. Ambiance mélancolique. Quatuor de musiciens transpirants et talentueux (Michael Powers au programme ce soir-là). Dégustation d'une petite bière en écoutant un moment. Parenthèse désagréable quinquagénaire-bourré-dégueulasse-pervers-recherchant-étudiante(s)-pour-me-changer-les-idées-ce-soir. Mais super idée de Marie en fin de compte !
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Heure indéterminée : retour à l'auberge en ayant manqué de s'endormir toutes les trois dans le métro. Dodo comme des masses dans une chambre de 6 avec pour compagnons dans les 2 lits restants... devinez... si si... des Chinois !!! Et réveil de la chambrée en sursaut au milieu de la nuit avec ce que l'on croit être un rat qui mordille/se cogne/se tape la tête/circule dans/sur/contre les tuyauteries de la chambre... Géniale première journée donc... Nuit à parfaire...